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Humains…Urgence…Cinquième puissance mondiale…???

Francesca, une petite rom de deux mois et demi, est morte à la gare Lille-Flandres

Arnaud Dufresne La voix du nord  Publié le 01/01/2015

Un bébé est mort dans les bras de sa mère, ce jeudi midi, dans la gare Lille-Flandres. Les agents de sécurité, pompiers et une équipe de Samu ont tenté de le ranimer sans succès. L’enfant vivait dans la rue avec sa famille.

Une fillette de deux mois et demi a été retrouvée inanimée, jeudi midi, dans la gare Lille-Flandres, près des quais à côté du point de vente à emporter McDonald’s. L’enfant, une Roumaine, était avec sa mère et sans doute son père et deux jeunes frère et sœur, lorsque l’alerte a été donnée. « Un client m’a appelé disant qu’il y avait un bébé par terre, explique un agent de sécurité de la gare. J’y suis allé tout de suite et j’ai vu qu’il était bleu. J’ai tenté de le ranimer ».

Une famille vulnérable signalée par l’Aréas

Les pompiers et une équipe pédiatrique du Samu ont vite pris le relais, d’abord dans la gare, puis dans une ambulance rue de Tournai. Mais, peu avant 14 h, l’enfant est décédé sur place.

La police a refusé tout commentaire. Un sans domicile fixe a rapporté l’hypothèse d’une chute, mais sans y avoir assisté lui-même. Deux touristes anglophones également présents, très choqués, n’ont pas voulu s’exprimer. Selon nos informations, le bébé était en pyjama. Il ne présentait pas de traces suspectes ni de signes d’hypothermie. Ce jeudi soir, l’hypothèse de la mort subite du nourrisson était évoquée. Elle devra être confirmée par l’autopsie.

Pas de place en hébergement

La famille, arrivée à l’automne, vivait dans la rue, entre la gare et un baraquement près du Zénith.    « Elle dormait dans un renfoncement sous une voûte, dans un endroit où l’on trouve les (roms) les plus fragiles, explique Patrick Vigneau, directeur de l’Aréas La Sauvegarde. On l’avait repérée comme vulnérable en raison de la présence d’un nourrisson, et signalée pour obtenir un hébergement. Mais il n’y avait pas de place, d’autres familles étant déjà en attente. »

Vers 15 h 30, le corps a été transporté à l’Institut médico-légal. Les parents ont été entendus. Ils devaient ensuite être conduits à Halluin, dans un centre d’hébergement d’urgence.

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Un maire de l’Essonne refuse l’inhumation d’un bébé rom dans sa commune

Le HuffPost  |  Par AFP
Publication: 03/01/2015 13h09

Le maire divers droite de Champlan (Essonne) a refusé mercredi qu’un nourrisson rom décédé le 26 décembre soit enterré sur le territoire de sa commune, a-t-on appris samedi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

L’édile « a prétexté que la mort » du bébé « avait été déclarée à Corbeil-Essonnes », a expliqué à l’AFP Loïc Gandais, président de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), dont deux membres « côtoient quotidiennement » la famille de l’enfant décédé, qui vit dans un campement de Champlan.

« C’est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation », a-t-il estimé.

Le maire a refusé sans « aucune explication »

Selon Loïc Gandais, le bébé, né le 14 octobre 2014 et prénommé Maria Francesca, est décédé de « la mort subite du nourrisson » dans la nuit du 25 au 26 décembre.

La petite fille qui ne se sentait pas bien, a été conduite cette nuit-là dans un hôpital de Longjumeau, puis dans un établissement de Corbeil-Essonnes, où son décès a été officiellement constaté le 26 décembre, a ajouté une source proche du dossier.

A la demande de la famille, une entreprise de pompes funèbres de Corbeil-Essonnes a alors demandé à la municipalité l’autorisation d’inhumer le nourrisson dans le cimetière de Champlan.

Mais le maire a refusé sans « aucune explication », a assuré à l’AFP Julien Guenzi, gérant des pompes funèbres l’Escarcelle à Corbeil. « Il n’est pas obligé de se justifier, mais des réponses comme ça, c’est très rare », a-t-il ajouté.

« Sur le plan juridique, on ne pourra pas faire grand chose »

La petite fille sera finalement inhumée lundi à Wissous, à environ sept kilomètres de Champlan. « Par simple souci d’humanité, on ne pouvait pas laisser cette situation dans l’état », a affirmé à l’AFP le maire UMP de Wissous, Richard Trinquier. « Une mère qui a porté un enfant pendant neuf mois et qui le perd à deux mois et demi, ce n’est pas la peine d’aggraver sa douleur. »

L’ASEFRR prendra en charge la majeure partie des frais d’obsèques, a assuré l’association qui ne compte pas porter plainte. « Sur le plan moral, c’est absolument contestable, mais sur le plan juridique, on ne pourra pas faire grand chose », estime Loïc Gandais.

Selon la loi, les proches d’un défunt doivent demander l’autorisation d’inhumation au maire de la commune du cimetière choisi. Il peut être inhumé dans la commune où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau de famille. Ni le maire de Champlan, Christian Leclerc, ni son premier adjoint, n’étaient joignables samedi matin.

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