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Ferme ta gueule et crève !

Retraites : « s’il faut allonger la durée de cotisation, nous le ferons », assure Rebsamen

AFP le 16/12/2014 à 15:36
Le ministre du Travail, François Rebsamen, le 10 décembre 2014 à l’Assemblée nationale à Paris ( AFP/Archives / Patrick Kovarik )

Le ministre du Travail François Rebsamen a assuré mardi que le gouvernement allongerait, si nécessaire, la durée de cotisation requise pour toucher une retraite à taux plein, proposition mise en avant par la Cour des comptes pour sauver les retraites complémentaires.

« Il n’est pas question de baisser le niveau des pensions. La légère augmentation des cotisations que nous avons faite » dans la dernière réforme promulguée en janvier 2014, « assure aujourd’hui jusqu’à l’horizon 2023-2025 le système des retraites françaises. Donc c’est une bonne nouvelle pour tous les retraités », a déclaré sur France 3 le ministre.

« S’il faut, progressivement, c’est d’ailleurs prévu dans la loi Ayrault, allonger la durée de cotisation, et bien nous le ferons puisqu’il est normal que quand l’espérance de vie s’allonge, on allonge proportionnellement les durées de cotisation », a-t-il ajouté.

« Est-ce que c’est deux ans? On verra ce que dira le conseil d’orientation des retraites », chargé par la réforme Ayrault de s’assurer que les mesures prises sont suffisantes pour pérenniser financièrement le système.

« Ca peut être une augmentation si il y a 6 mois de vie professionnelle qui sont gagnés. On verra cela », a ajouté M. Rebsamen.

La réforme Ayrault prévoit un allongement de la durée de cotisation – pour une retraite à taux plein – qui atteindra 43 ans (172 trimestres) en 2035, pour les générations’73 et suivantes. En revanche, la loi ne touche pas à l’âge légal de départ à la retraite, qui reste fixé à 62 ans. Elle prévoit que ces mesures puissent évoluer.

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Donc si on résume la situation:

  • le travail va disparaître au cas ou vous ne l’auriez pas encore compris et espériez en la divine croissance.
  • le peu qui subsistera sera précaire, peu payé, de courte durée, et dans tous les cas le salarié pourra être jeté quand bon semblera à l’employeur.
  • si vous parvenez à subsister malgré cela vous pourrez prendre votre retraite dès l’age de 62 ans, naturellement elle sera très faible, c’est votre choix.
  • si vous êtes tenace, voir obstiné, et prolongez au delà votre quête de moyens de survie, il y a une forte probabilité que vous creviez très rapidement après votre prétention à un droit à la retraite.

En attendant ferme ta gueule laisse nous organiser ce monde pour le plus grand profit d’une petite minorité à laquelle nous croyons appartenir, c’est notre seule conviction !

REBS

AMEN

Ce monsieur est ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Retraite retraites dans retraites

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Qui lui a soufflé ça ?

Caisses de retraites complémentaires : des chiffres plus alarmants que prévu

Boursorama le 19/12/2014 à 15:20
Même en fusionnant l’Agirc et l’Arrco, la faillite des caisses complémentaires surviendrait dans seulement 8 à 9 ans selon la Cour des comptes.

L’heure est toujours grave pour les caisses de retraites complémentaires. La Cour des comptes a présenté jeudi un rapport au sujet de l’Agirc et de l’Arrco, soulignant la très mauvaise pente que suivent ces deux organismes.

Les organismes de retraites complémentaires subissent des pertes colossales depuis quelques années. On souligne régulièrement leur situation alarmante, mais les vrais problèmes pourraient survenir encore plus vite que prévu.

Plus de 4 milliards de déficit annuel

Pour rappel, c’est depuis 2009 que l’Agirc (caisse complémentaire des cadres) et l’Arrco (caisse complémentaire des salariés) ne parviennent plus à compenser leurs dépenses par les cotisations. Or, leur déficit n’est plus anodin : en 2013, il s’élevait à 4,4 milliards d’euros. Pire, il devrait encore s’aggraver au cours des années à venir. Selon la Cour des comptes, plus de 5 milliards d’euros manqueront à l’appel chaque année à partir de 2018.

La faillite plus proche que prévu

On savait que le poids des déficits chroniques ne pourrait plus être supporté encore bien longtemps, notamment pour l’Agirc. Le mois dernier, on estimait que ses caisses seraient vides à l’horizon 2018. Or, la Cour des comptes a calculé que dès 2016, l’Agirc ne disposerait plus que de trois mois de cotisations dans ses caisses pour faire face aux versements de retraites. Une catastrophe financière : l’organisme n’ayant pas le droit de s’endetter, la faillite approcherait à grands pas.

Pour cacher la poussière sous le tapis, il est envisagé depuis déjà un certain temps de fusionner l’Agirc et l’Arrco. L’opération n’améliorerait pas structurellement le problème : la fusion aurait pour but principal de permettre à l’Agirc d’utiliser la trésorerie de l’Arrco pour faire face à son déficit.

Or, cette solution, déjà court-termiste, semble encore moins viable que prévu. Le mois dernier, on estimait que les caisses de l’Arcco ne se videraient pas avant 2027. Pour la Cour des comptes, le calcul n’est pas aussi optimiste : en simulant une fusion des deux caisses, la faillite serait pour 2023, soit dans seulement 8 à 9 ans.

Solutions limitées

Solutionner le problème semble particulièrement complexe. Au mieux, il ne pourrait être que retardé. D’une part, on pense au recul de l’âge minimal nécessaire pour toucher le complément de retraite. D’autre part, on pense à une éventuelle baisse des niveaux de retraites versées ou une augmentation des cotisations. Dans les deux cas, de telles réformes seraient difficiles à faire accepter, notamment de la part les syndicats qui s’y opposent frontalement.

Comme pour aggraver le sort des caisses complémentaires, il est prévu que les cotisations au régime général augmentent d’environ 1 point d’ici 2017. Cela réduit donc la possibilité de relever en parallèle le niveau de cotisations aux caisses complémentaires si l’on veut préserver le pouvoir d’achat des salariés. Une chose est sûre : les problèmes ne font que commencer et des sacrifices devront être consentis, tôt ou tard.

X.B.

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