nucléaire

Une nouvelle horloge atomique

AFP le 17/10/2013 à 11:33

Le gouvernement japonais va lancer un appel international à propositions afin de rassembler les techniques les plus adéquates pour le retrait du combustible fondu de trois réacteurs de la centrale accidentée de Fukushima, a indiqué jeudi un responsable à l’AFP.

En août a été créée une structure dédiée au développement des moyens techniques nécessaires pour démanteler quatre des six réacteurs de ce complexe atomique ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

Placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, l’Institut international de recherche et développement pour le démantèlement (Irid) doit émettre l’appel à propositions « le plus vite possible », vraisemblablement vers la mi/fin novembre, et devenir le guichet pour les interlocuteurs étrangers.

« Il s’agit cette fois de trouver des techniques de récupération du combustible fondu autres que celle qui est actuellement envisagée avec une grue dans les réacteurs emplis d’eau », a précisé ce responsable.

La durée de l’appel n’est pas encore définie, selon la même source.

Cette même organisation a déjà lancé en septembre une autre consultation internationale pour des moyens divers afin de venir à bout des différents problèmes d’eau radioactive rencontrés à Fukushima Daiichi et que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) ne parvient pas à résoudre, même avec l’aide du gouvernement. La date-limite pour les réponses est fixée au 23 octobre. Des dizaines de propositions auraient déjà été rassemblées.

« Nous avons des missions de prospection notamment dans trois pays, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne », a aussi détaillé le responsable.

Les autorités japonaises ont déjà à plusieurs reprises indiqué qu’elles entendaient impliquer les industriels internationaux dans le chantier d’assainissement qui doit durer environ quatre décennies. Mais dans les faits, les avancées n’ont jusqu’à présent pas été notables, selon des acteurs étrangers du secteur.

Or, des groupes comme le français Areva insistent sur le fait qu’ils disposent de savoir-faire potentiellement utiles, non seulement pour le démantèlement mais aussi la décontamination ou encore le traitement des déchets. Idem pour diverses autres sociétés, américaines notamment.

Les recherches et développements sous l’égide de l’Irid impliquent déjà les compagnies d’électricité, des industriels et instituts de RD japonais, soit 17 institutions nippones à ce jour, mais l’organisme s’est engagé à accueillir les entreprises et chercheurs étrangers.

Récemment, le président du Forum japonais de l’industrie atomique (JAIF), Takuya Hattori, a plaidé pour que soient conjugués les efforts internationaux, tandis que des acteurs étrangers du secteur se sont plaints d’être pour le moment trop écartés des tâches préparatoires.

Les techniques qui vont être spécialement développées pour le chantier de Fukushima seront assurément d’une grande valeur pour la démolition d’autres installations nucléaires dans le monde, d’où l’insistance des groupes étrangers pour y prendre part.

Mais ils veulent que la coopération ne s’arrête pas à la RD et que le démantèlement lui-même de Fukushima Daiichi ne soit pas monopolisé par les Japonais, même si une partie de ces derniers considèrent que c’est leur devoir de s’en occuper puisqu’ils sont responsables de l’accident.

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