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Comment Jérôme Cahuzac a mis KO Jean-Luc Mélenchon à « Mots croisés »

Modifié le 08-01-2013 à 11h56

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Temps de lectureTemps de lecture : 3 minutes

Avatar de Bruno Roger-Petit

Par 
Chroniqueur politique

Le débat Cahuzac/Mélenchon, qui a opposé deux hommes et deux gauches dans le cadre de l’émission « Mots croisés » sur France 2, est appelé à devenir l’un de ces moments de télévision que l’on verra et reverra souvent.

Un symbole d’une mutation de la gauche

Ce débat marquera, non seulement parce qu’il fut le choc de deux personnalités (dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont dotées d’un ego plus intransigeant dès lors qu’il est mis en cause), mais aussi parce qu’il fut symbolique de la mutation des temps, de l’époque et de la gauche socialiste.

Jérôme Cahuzac a remporté la partie en deux échanges : un moment Fabius 85 et un instant Giscard 74, preuve que les classiques du débat sont indémodables.

La forme d’un débat de ce type est bien souvent le révélateur de l’affrontement psychologique qui se joue entre les deux protagonistes. De ce point de vue, c’est avec virtuosité que Jérôme Cahuzac, qui connait son Mélenchon par cœur (trente ans de PS en commun, cela aide) a joué de tous les défauts de son adversaire, les instrumentalisant pour en tirer profit.

Le ministre du Budget a définitivement pris l’avantage quand il a demandé à Mélenchon de cesser de « faire le clown » au sortir d’une tirade surjouée sur l’Europe et que ce dernier s’est indigné, emporté et énervé. Face au déchaînement, Cahuzac est resté calme, maître de lui. Ce n’était pas sans évoquer le « cessez de m’interrompre, un peu comme un roquet » lancé par Jacques Chirac face à Laurent Fabius dans le grand débat de 1985.

Comme Mélenchon, Fabius, l’ego blessé, avait réagi violemment à la pique, trop violemment, présentant une facette de sa personnalité – arrogance, mépris de l’autre, susceptibilité narcissique – peu favorable. Sur France 2, Mélenchon est tombé dans le même piège, sa colère laissant apparaître un ego trop susceptible. Voilà pour « le moment Fabius » de « Mots croisés ».

Quand, au fond, le débat a basculé, là encore, au sortir d’une envolée hugolienne de Mélenchon sur les ravages de l’austérité en Europe, le tribun du Front de gauche, enivré du legs de Jaurès, a mis en avant la souffrance engendrée par les politiques d’austérité pratiquées sur le continent…

Mélenchon, leader d’un autre temps

À la fin de cette tirade, Jérôme Cahuzac, sans se départir de son calme, sans élever la voix, sans se lancer à son tour dans une tirade hugolo-jauressienne, a fait remarquer à Mélenchon qu’il était lui aussi sensible à la souffrance de tous et que le leader du Front de gauche n’avait pas le monopole du cœur, question préoccupation des souffrances des uns et des autres. Dans la foulée, le ministre du Budget infligea une leçon de réalisme social et économique à Mélenchon, lui démontrant implacablement que les solutions qu’il préconise, mises en application, seraient encore plus dommageables pour les faibles que celles mises en place par le gouvernement socialiste actuel. Et voilà pour « l’instant Giscard » de « Mots croisés ».

Comme le disait François Mitterrand : « La forme est inséparable du fond », et le débat de France 2, entre Mélenchon et Cahuzac vient encore à point illustrer le sens et la portée de la maxime.

Quand bien même Mélenchon s’affiche en tribun de la plèbe farouche et déterminé, vociférant et vitupérant, le monde et sa froide réalité s’imposent à lui, et les solutions qu’il promeut n’emportent pas la conviction au-delà des électeurs de la gauche de la gauche.

C’est cette faiblesse majeure, tant personnelle que psychologique, tant politique qu’économique, que le ministre du Budget de François Hollande, Jérôme Cahuzac, a mis en évidence à « Mots croisés ». Les solutions et la personne de Mélenchon sont d’un autre temps, inadaptées à la mondialisation.

Cruellement et méthodiquement, le ministre a mis à jour les faiblesses de Jean-Luc Mélenchon, dernier porte-parole d’une gauche morte. Pour Cahuzac, ancien chirurgien, ce ne fut pas un débat, mais une dissection.

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Je conçois que l’on soit opposé aux idées portées par Jean-Luc Mélenchon, bien que je ne comprenne pas les réelles motivations de ce rejet, à moins que je ne les comprennent que trop.

Mais qu’un « journaliste » puisse rédiger un tel « article » et qu’il s’en trouve d’autres pour oser publier ça, moi qui dans ma naïveté associe journalisme avec objectivité, j’avoue avoir du mal a accepter l’idée que l’on en soit arrivé a un tel niveau ou plutôt caniveau.

Ce monsieur officierait également dans des magazines et rubriques sportives c’est probablement un mélange de genre, bien involontaire, qui lui aura inspiré son titre.

Pour le reste si on se réfère à son « article » un débat aurait eu lieu entre un ministre du budget de François Hollande, Jérome Cahuzac, virtuose, calme, maître de lui, dynamique face à un Jean-Luc Mélenchon accablé de tous les défauts, qui surjoue, s’indigne, s’emporte, s’énerve, se déchaîne,  s’affiche en tribun de la plèbe farouche et déterminé, vociférant et vitupérant tout en étant handicapé d’une faiblesse majeure, tant personnelle que psychologique, tant politique qu’économique.

Bon à ce stade on ne peut pas taxer ce « journaliste » de subjectivité ou d’utiliser des caricatures éculées ce serait excessif.

On lit également que le virtuose instrumentalise pour tirer profit, inflige des leçons, est cruel ,méthodique, implacable et qu’en tant qu’ancien chirurgien il dissèque…..ça fout les jetons….non, c’est adapté.

Dans ses fantasmes le « journaliste » a probablement connu le nirvana lorsque son champion a traité son opposant de clown rêvant de l’entendre reprendre la fourbe formule Chiraquienne  « cessez de m’interrompre, un peu comme un roquet ».

Il faudrait accepter le  monde et sa froide réalité sans même tenter d’en comprendre le pourquoi et surtout pas d’essayer d’y remédier. Les solutions et la personne de Jean-Luc Mélenchon seraient d’un autre temps, inadaptées à la mondialisation tout comme ses électeurs.La souffrance engendrée par les politiques d’austérité  serait inéluctable, à en croire ce brillant monsieur, elle ne toucherait que les « faibles ».

Tout ça n’a rien à voir avec de la pensée unique n’y la protection de ce que quelques abrutis considèrent comme leurs avantages s’en voir qu’ils crèveront de leur mégalomanie, mais que peuvent bien rechercher les individus de cette espèce : « caressez ma bosse mon bon seigneur » c’est toute leur ambition ? Pitoyable.

Vous n’avez plus de limites mais le principe de réalité qui vous est si cher finira par s’imposer à vous lorsque la « faiblesse » finira par vous botter le cul fortement.

le débat

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