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Au secours …..ne m’aidez pas!!!

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé lundi qu’une demande d’aide européenne de son pays à ses partenaires européens n’était « pas indispensable » après une rencontre avec son homologue italien Mario Monti, qui a aussi écarté une demande de sauvetage.

Les deux dirigeants ont affirmé lors de cet entretien à Madrid « l’engagement de l’Espagne et de l’Italie pour maintenir la Grèce dans la zone euro », a ajouté M. Rajoy.

« Notre engagement envers l’euro est inébranlable et nous adopterons toutes les mesures nécessaires pour garantir sa stabilité et son irréversibilité », a-t-il dit devant la presse, alors que l’Espagne et l’Italie font partie, avec la Grèce, des pays actuellement les plus fragiles de la zone euro.

« Nous avons ainsi souligné l’engagement de l’Espagne et de l’Italie pour maintenir la Grèce dans la zone euro », a affirmé M. Rajoy. « L’Europe ne s’arrête pas, l’Europe continue à avancer et le fait avec une Italie et une Espagne plus unies que jamais ».

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, retombée depuis un an dans la récession, tente de redresser ses comptes publics au prix d’un effort de rigueur draconien et a mis en oeuvre un programme prévoyant 150 milliards d’euros d’économies d’ici à 2014.

Le pays a pourtant du mal à rassurer les investisseurs et la pression s’est accentuée ces derniers mois pour qu’il fasse une demande d’aide via le nouveau programme d’achat de dette de pays de la zone euro en difficulté, annoncé début septembre par la Banque centrale européenne (BCE).

Ce mécanisme ne peut être activé que si les pays concernés en font la demande officielle.

Le gouvernement n’a pas fait une telle demande « parce qu’il comprend qu’en ce moment, ce n’est pas indispensable pour défendre les intérêts des Espagnols », a expliqué M. Rajoy.

L’Espagne s’est refusée jusqu’à présent à avoir recours à un tel plan d’aide, d’autant qu’elle bénéficie depuis quelques semaines sur les marchés de taux d’intérêt plus cléments pour se financer.

« Quant à la position de l’Italie aujourd’hui, le ministre de l’Economie Vittorio Grilli et moi l’avons dit plusieurs fois et le disons depuis des mois: nous ne pensons pas que l’Italie ait besoin de devoir mettre en route cet instrument », a pour sa part affirmé Mario Monti.

Les deux dirigeants ont souligné le fait que leurs pays payent beaucoup plus cher sur les marchés pour se financer que d’autres membres de la zone euro, une situation qui ne se justifie pas au regard de la santé économique et des mesures prises, selon les deux dirigeants.

« Nous ne pouvons pas vivre dans une union monétaire où certains se financent gratuitement et d’autres doivent payer beaucoup plus cher », a lancé Mariano Rajoy, en appelant à la « solidarité » européenne envers les pays « sérieux, qui font bien les choses ».

L’Espagne bénéficie d’une nette accalmie sur les marchés après les sommets atteints en juillet, où les taux d’intérêt de ses obligations à dix ans avaient dépassé les 7%, un seuil jugé insoutenable à moyen terme.

Mais le pays doit encore payer cher pour se financer, avec un taux qui se situait lundi autour de 5,65%.

« Nous sommes convaincus que le +spread+ (différentiel entre le taux que doit payer l’Italie pour emprunter et celui que doit payer l’Allemagne, pays jugé plus sûr, ndlr) à dix ans de l’Italie par rapport à l’Allemagne est plus élevé que ce que justifie le marché », a ajouté Mario Monti.

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