blocages

Ils sont à fond……..

 

19 octobre 2012

The Daily Telegraph LONDRES

 

Bruno Waterfield

La chancelière allemande voulait repousser la création d’un nouvel organe de supervision de la Banque centrale européenne (BCE) car cela lui permettait de renvoyer l’utilisation du mécanisme de stabilité européen (MES) pour la recapitalisation des banques à une date ultérieure aux élections allemandes. Pour mieux apprécier cette manœuvre dilatoire et irresponsable – qui a pris la forme d’un numéro de linguistique acrobatique -, il est nécessaire de revenir un peu en arrière.

Voilà ce que disait le texte sur lequel les dirigeants européens ont commencé à travailler jeudi : « Nous devons avancer vers un cadre financier intégré, ouvert à tous les Etats membres souhaitant y participer en fonction de leurs capacités. Dans ce contexte, le Conseil européen invite les législateurs à étudier les propositions concernant le Mécanisme de supervision unique de manière prioritaire en vue d’une application d ‘ici la fin de l’année« .

Et voilà la version approuvée hier : « Nous devons avancer vers un cadre financier intégré. Dans ce contexte, le Conseil européen invite les législateurs à étudier les propositions concernant le Mécanisme de supervision unique de manière prioritaire. L’objectif est d’avoir un accord sur le cadre législatif d’ici le 1er janvier 2013. Le travail pour la mise en œuvre opérationnelle aura lieu dans le courant de l’année 2013« .

Ce n’est pas une victoire. D’un délai « d’application », l’UE est passée à un simple « accord sur le cadre législatif » et la date de mise en œuvre a été repoussée de décembre 2012 à un moment, courant 2013. La chancelière a renvoyé la question de l’utilisation du Mécanisme de stabilité européen (MES) pour la recapitalisation des banques à après les élections de septembre. Ce faisant, elle revient largement sur la décision de juin dernier.

Oui, elle a évité un scrutin difficile au Bundestag. Oui, l’UE est revenue sur une décision présentée quatre mois auparavant comme un grand pas en avant pour supprimer les liens entre les banques et les Etats.

Les dirigeants européens avaient l’occasion – grâce à Mario Draghi – de faire quelque chose, mais ils se sont soustraits à leurs responsabilités parce que la pression du marché était retombée. Ce comportement vaut celui de Marie-Antoinette quand elle disait aux Parisiens de manger de la brioche à défaut de pain. Alors que l’Espagne est au bord de l’éclatement et qu’en Grèce mille personnes par jour perdent leur emploi, les décideurs européens ont passé une nuit à discuter pour remplacer un mot et fuir leurs responsabilités.

Traduction : Caroline Lee

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