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La loi des financiers

La loi des financiers dans marchés financiersCela partait d’une bonne intention. Face aux critiques s’élevant de toute part, les Sénateurs avaient décidé la semaine dernière d’inclure les titres de sociétés françaises négociés outre-Atlantique, appelés « American depositary receipts » (certificats de détentions d’actions) dans le champ de la taxe sur les transactions financières.

 

Celle-ci prévoit de ponctionner 0,2 % du montant des transactions sur les actions des 109 sociétés françaises capitalisant plus d’un milliard d’euros. Elle doit entrer en vigueur le 1er août.

L’objectif des sénateurs : éviter que les investisseurs ne se reportent sur des actions Sanofi ou Total cotées à New York, dans le seul but d’éviter de payer la taxe sur ces mêmes actions en France, affaiblissant encore un peu plus la Bourse parisienne.

Problème : les banques américaines, responsables du l’exécution des ordres américains, se sont vigoureusement opposées à cette mesure. Le 27 juillet, soit trois jours après la décision des Sénateurs, le SIFMA, l’association des brokers, banques et gérants d’actifs américains, a ainsi envoyé au ministre de l’économie Pierre Moscovici un courrier « glacial », révélé par le blog de traders margincall.fr et dont Le Monde a eu connaissance. Objectif : avertir les autorités françaises des risques de grande confusion en cas de mise en œuvre de cette taxe, et vraisemblablement de vente massives des ADR existants en cas de mise en place du dispositif.

La Commission mixte paritaire, qui réunit des sénateurs et des députés, a en tout cas modifié le texte. La taxe ne s’appliquera donc pour les ADR qu’à compter du 1er décembre, tandis que le reste du texte entrera bien en vigueur dès demain mercredi 1er août.

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