énergies fossiles

La nouvelle énergie australienne

La nouvelle énergie australienne dans énergies fossiles aurore-australeLa ruée vers le gaz, nouvel eldorado pour l’économie de l’Australie :

L’Australie devrait devenir le plus gros producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), devant le Qatar, grâce à ses réserves estimées à plus d’un siècle de durée de vie et prendre ainsi le relai du charbon et du minerai de fer, moteurs de la croissance de ce pays de l’hémisphère sud.

Sept des dix plus plus gros projets mondiaux de GNL actuellement en construction se trouvent en Australie, qui a attiré 176 milliards de dollars australiens (150 milliards d’euros) d’investissement depuis 2007 dans ce secteur.

« Ces projets actuellement en développement nous amèneront devant le Qatar. La question est de savoir quand », déclare Chris Graham, analyste chez Wood Manckenzie.

Le Qatar, numéro un mondial de la production de GNL (avec 77 millions de tonnes par an en 2011), détient les troisièmes plus grosses réserves de gaz au monde. Les autres grands producteurs sont l’Indonésie, la Malaisie et, au quatrième rang, l’Australie.

Le gouvernement australien pense que le pays passera devant le Qatar avant 2020, en raison de l’envolée de la demande de la Chine en GNL, qui a augmenté d’un tiers en 2011, et de l’Inde, dont les importations devraient tripler d’ici 2015.

L’Australie a exporté en 2011 18,9 millions de tonnes de GNL, pour un total de 11,1 milliards de dollars australiens. Grâce aux projets d’infrastructures signés ou actuellement en construction, le volume de GNL exporté -le gaz est liquéfié pour faciliter son transport- devrait atteindre les 63 millions tonnes par an d’ici 2016/17.

Et d’autres projets pourraient amener la production à 100 millions de tonnes, soit faire de l’Australie le numéro un mondial dans le GNL d’ici la fin de la décennie.

« D’ici 2017, en basant sur les nouveaux projets, la production de GNL par l’Australie devrait être multipliée par quatre », a déclaré le ministre des Ressources Martin Ferguson.

La proximité de grands pays émergents, tels que la Chine et l’Inde, et leur appétit insatiable pour les matières premières, notamment charbon et minerai de fer, ont alimenté un boum économique en Australie et permis au pays d’échapper à la récession de 2008/09. Le GNL est la prochaine ressource à profiter de l’envolée asiatique, selon les experts.

« L’Australie est une bonne source pour les acheteurs d’Asie de l’est en raison du faible risque politique associé à ce pays. Ils sont en plus habitués à commercer » avec les Australiens, note Chris Graham.

Les pays émergents vont peu à peu délaisser le charbon au profit du gaz, plus propre, pour leur électricité.

« Le gaz naturel est de plus en plus prisé par les économies en développement en raison de sa variété d’utilisation et de ses faibles émissions carbone comparé avec d’autres énergies fossiles », soulignait récemment le ministre des Ressources.

Adrian Wood, analyste chez Macquarie Securities, estime lui aussi que l’Australie détrônera le Qatar de sa place de numéro un d’ici 2020, mais de justesse, en raison des efforts entrepris aux Etats-Unis et dans plusieurs régions d’Afrique.

Les principales difficultés pour le secteur du gaz australien? Les coûts élevés en raison de l’éloignement des champs gaziers offshore, un temps relativement long de construction des infrastructures et de grosses dépenses d’investissements.

Les coûts d’investissement sont estimés entre 3 et 4 milliards de dollars australiens par million de tonne de capacité, soit des frais bien supérieurs à ceux nécessaires pour l’extraction de gaz en Papouasie-Nouvelle Guinée ou en Angola, selon un rapport du Bureau des ressources et de l’énergie.

Pour l’Angola par exemple, le coût est estimé à 1,7 milliard USD (1,4 milliard d’euros) par million de tonnes.

Les coûts australiens, « parmi les plus élevés au monde, s’expliquent par le coût du travail (…) et la cherté du dollar australien », soulignait le rapport.

En contre-partie, l’Australie garantit « un système de gouvernement stable, un haut niveau de sécurité pour le personnel, des droits de propriété bien établis et un cadre règlementaire et budgétaire qui encourage les investissements étrangers », ajoutait cette étude.

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